L’aide alimentaire

« L’aide alimentaire est définie légalement par la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche dans  l’Art. L. 230-6 : “L’aide alimentaire a pour objet la fourniture de denrées alimentaires aux personnes les plus démunies. Cette aide est apportée tant par l’Union européenne que par l’État ou toute autre personne morale“ (industriel, distributeur, producteur, magasins alimentaires).

« L’alimentation est, en effet, le poste de dépenses qui sert de variable d’ajustement dans les budgets des ménages les plus précaires. Ainsi, comme souligné par le Conseil national de l’alimentation, « les contraintes budgétaires orientent les choix alimentaires vers une alimentation riche en calories, mais pauvre en nutriments essentiels, ce qui explique la prévalence de l’obésité et de maladies chroniques dans les populations les plus démunies » (Sénat)

 « En France, 8.8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit 14% de la population française (INSEE).  Aujourd’hui, plus que jamais, la lutte contre la précarité continue. 19,1% des étudiants vivent en-dessous du seuil de pauvreté (source : IGAS : inspection générale des affaires sociales) ainsi que 7.3% des retraités (source : ONPES : observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale). Les femmes représentent 57% des bénéficiaires du RSA.

Les banques alimentaires aident actuellement près d’un bénéficiaire sur 2 de l’aide alimentaire en France, qui ne concerne que 4,8 millions de personnes. « 71% des foyers bénéficiaires vivent sous le seuil de pauvreté, et disposent de ressources mensuelles estimées à 821 euros. Ces foyers fragiles estiment réaliser une économie de 96 euros par mois grâce à l’aide alimentaire. » (source Banque alimentaire)

 La peine est triple. A court terme, c’est d’abord le sentiment de faim et d’épuisement, conséquence des repas sautés. S’ajoutent les maladies physiques et psychologiques : à moyen terme, l’insécurité alimentaire engendre de l’anémie, un déficit en vitamine D, notamment chez les femmes, mais aussi du diabète, du cholestérol. Enfin, une alimentation insuffisante favorise l’isolement lié à la honte de ne pouvoir se nourrir seul, et trace la voie de l’exclusion. L’insécurité alimentaire reste, encore aujourd’hui, caractéristique de la pauvreté dans les pays du Nord, et notamment en France. » (source Banque alimentaire)

 

Aide alimentaire

Nos équipes ont été confrontées à plusieurs reprises à ces problèmes, et pas  seulement au sein des familles « pauvres ». C’est la raison de notre obstination à créer une banque alimentaire en 2011. Nous devons apporter une aide concrète de courte durée à toutes les familles, et pas seulement à celles bénéficiaires des minima-sociaux, mais aussi à celles fragilisées par un événement de la vie.

« Nous avons été les premiers en France dès 2010 à solliciter la Banque alimentaire. L’idée était de permettre à des personnes en surendettement de  se nourrir, de favoriser l’autonomie des familles dans la gestion de leur budget alimentation et de promouvoir une alimentation équilibrée. » Il ne faut malheureusement pas oublier que « de plus en plus de gens ne mangent plus à leur faim, à cause d’un budget trop serré. » La pauvreté touche de plus en plus la classe « moyenne », les personnes en situation précaire, les retraités, les familles monoparentales et les jeunes. «  Selon le Credoc, « lorsqu’ils ont payé toutes leurs dépenses fixes, 56 % des ménages pauvres ne disposent plus que de 250 euros par mois pour vivre ».                                           

Nous avons mis en place une aide alimentaire ponctuelle pour une durée allant de 1 à 6 mois, en fonction de la situation de la famille. Le nombre mensuel de bénéficiaires de cette aide est passé de 100 à 400 personnes. Elle était attribuée à des personnes âgées, des travailleurs pauvres, des familles dont les deux parents travaillent, des demandeurs d’emploi, des fonctionnaires, des personnes en situation de handicap, mais surtout à des enfants (entre 40 et 50% des bénéficiaires avaient moins de 18 ans).              

Nous devons, au niveau national, élargir le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire, aux foyers de travailleurs placés dans une situation temporaire difficile et à ceux ayant besoin temporairement d’aide pour soulager les finances du foyer.

Nous n’avons jamais été entendus ni compris, les élus et les autres associations estimant que cette aide alimentaire ne devait être destinée qu’aux pauvres.

La solidarité nationale doit jouer et les entreprises de l’agroalimentaire et de la distribution doivent donner davantage aux associations, pour aider nos compatriotes à se nourrir !

Sans réaction rapide des autorités, nous redoutons une révolution de la population, qui a faim !

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